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Les jardins du bout du monde

10 décembre 2007

10 - Plante à métaux...

De temps des romains, les géologues et les chercheurs d'or connaissaient les différentes communautés de plantes qui poussaient sur les gisements métallifères. C'est ainsi qu'ils brûlaient du prêle pour voir quels métaux la plante avait stockés... Une variété à petites fleurs de Viola lurea indiquait la présence d'un filon de zinc et l'Amorphia canescens passait et passe toujours pour indiquer la présence de plomb dans le sous-sol.

Cette plante est rare de nos jours. Ses feuilles ressemblent à celles du Robinia, en beaucoup plus gris, et ses fleurs, en grappe dressée d'épis, sont suffisamment curieuses pour qu'obn lui rende une place dans le jardin, soit en arrière-plan d'un parterre de plantes vivacesn soit à l'avant-plan d'un massif d'arbustes. Ce semi-arbuste peut atteindre une taille de 1,5 m. Ses parties hors sol gèlent et meurent chaque hiver, mais de nouvelles pousses assurent la relève et une abandante floraison de juin à septembre.

Cet arbuste a été importé en 1812. Il est indigène dans l'est de l'Amérique du Nord

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20 novembre 2007

21 - PERSONNAGES - Jean-Baptiste de Monet...

... plus connu sous le nom de chevalier de Lamarck.

"La Botanique de Lamarck", ouvrage encyclopédique tombé dans l'oubli depuis plus d'un siècle, a été remis à l'honneur en... 1989 ! Le recueil de 1000 illustrations mises en couleur était alors proposé par souscription en dix volumes. De nombreuses bibliothèques, des collectionneurs et des jardins botaniques montrèrent un vif intérêt pour cette réédition, clé du savoir botanique de l'époque.

La fin du XVIIIe siècle a été marqué par un vaste courant d'idées nouvelles, presque une tornade, qui fit basculer bien des idées reçues. Les sciences s'éveillent au fil des découvertes. Un énorme travail est effectué et les hommes veulent alors consigner la totalité du savoir et la mettre à la disposition du plus grand nombre. C'est l'époque où Diderot et d'Alembert travaillent à la rédaction de la "Grande Encyclopédie". Ils confient à Lamarck l'étude des végétaux. Celui-ci va y consacrer quarante années de sa vie, avec la collaboration d'autres grands noms de la botanique et de l'illustration dont le célèbre Pierre-Joseph Redouté. La première édition n'a été tiré qu'à 1000 exemplaires. Il y eu une réédition des 1000 planches en 1823 et, depuis, l'ouvrage était tombé dans l'oubli.

Les 1000 planches de la réédition de 1989 présentent l'ensemble de tous les genres connus au XVIIIe siècle et met en valeur le travail d'un homme qui consacra une grande partie de  sa vie à l'histoire naturelle.

Né en Picardie en 1714, Lamarck était d'abord destiné à l'état ecclésiastique, puis entra dans la carrière militaire. Contraint de rester chez lui après un grave accident, il commença a étudier et classer tous les nuages visibles. c'est ainsi qu'il élabora les premières bases de la météorologie actuelle. Mais ce sont les plantes qui lui offriront les plus grandes  joies. Nommé en  1789 "Botaniste du Roy", il réunit les connaissances de la "Flore françoise". Parallèlement, il étudie les récoltes de Commerson, botaniste de Bougainville, et les collectes de son oncle, Pierre Poivre, qui dirige le jardin des Pamplemousses à l'île de France (Ile Maurice). Arrivent également au Muséum de Paris, les premières récoltes de Nouvelle-Guinée, des Philippines, de Chne... autant d'herbiers historiques qui sont conservés au "Jardin des Plantes" de Paris.

A force d'études, de classements, d'observation et de réflexion, Lamarck pose les bases de la biologie et formule en 1809, sa théorie explicative de l'évolution des espèces, s'opposant à son collègue Cuvier qui croit en la création divine de chaque espèce... tout cela 50 ans avant les théories de Darwin ! Cet énorme travail et cette théorie lui valurent une disgrâce : interdit de botanique, on le confine dans l'étude des invertébrés qui n'intéressaient personne ! Après plus d'un siècle d'oubli, son travail sera enfin reconnu.

"La Botanique de Lamarck", éditions Amarca.

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10 novembre 2007

20 - GIROUETTE !

L'histoire de la girouette remonterait, dit-on, aux Vikings dont elle ornait le mât de leurs navires.

Du reste le mot girouette vient de l'ancien normand "Wirewite" avec l'influence de l'ancien français "gire" qui veut dire tourner.

En fait, elle ne serait âgée que d'un petit milier d'années pendant lesquelles sous bien des formes elle servit aussi bien au marin, qu'au paysan ou au poète.

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Le fameux coq gaulois...

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Dans ma  jeunesse, ceux qui levaient le nez pour observer une girouette voulaient savoir d'où vient le vent en fonction des repères topographiques connus, de dictons et de traditions locales pouvant prévoir s'il allait on non pleuvoir...

Ainsi que le bouquet d'épis posé au sommet de la dernière meule de blé lors des moissons, la girouette marquait depuis bien des siècles la touche finale de la construction d'une maison. Beaucoup, au même titre que le bouquet de faîtage, considéraient la girouette comme un porte-bonheur, éloignant les malédictions. Naguère, c'était un cadeau couramment offert aux jeunes mariés.  Comme sa fonction décorative a toujours été aussi importante que sa fonction utilitaire, les fabriquants de girouette sont désignés comme étant des "ornemantistes".

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La girouette du paysan...

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09 novembre 2007

6 - PLANTES SAUVAGES - L'ortie...

Urtica dioïca

L'ortie appartient à la famille des urticacées. Elle est (à ma connaissance...) la seule plante urticante de notre flore. Les poils sont des cellules coniques à membrane siliceuse dont la pointe est très cassante. par frottement, la partie aiguë rentre dans la peau, se casse et libère une partie du contenu urticant (histamine et acétylcholine) qui provoque la réaction allergique que nous connaissons tous. Sachez que les feuilles ne sont poiurvus de poils que sur le dessus; il est donc possible de prendre l'ortie par le dessous sans se piquer.

L'ortie est le légume vert le plus riche en protéines. Les salades de jeunes orties étaient recommandées dès l'Antiquité pour combattre l'anémie de printemps.

L'ortie pousse sur les traces de l'homme. elle affectionne les lieux abandonnés. Redoutée pour ses piqûres, cette "mauvaise herbe" est à la fois un légume, au goût d'épinard et une plante médicinale aux nombreuses vertus, notamment reminéralisantes. Déjà, au Ier siècle après J.-C., le médecin grec Dioscoride décrivait ses divers emplois.

Elle est aussi appelée "grande ortie" ou "ortie dioïque" pour se différencier de la "petite ortie" ou "ortie brûlante" qui possède les mêmes propriétés.

Le lamier blanc (lamium maculatum album) est aussi appelé "ortie blanche" à cause de  sa ressemblance avec l'ortie, mais il ne pique pas. Il fait parti de la famille des Lamiacées et n'est donc pas de la famille de l'ortie "vrai", les Urticacées

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5 - ARBUSTES - Les corêtes du Japon

S'il est un arbuste qui ne pose aucun problèmes à son propriétaire, c'est bien le Kerria japonica (en français : corêtes du Japon).

Dédié au botaniste William Kerr, cet arbuste fut en premier lieu rapporté du Japon au Jardin du Roi à Paris en 1784, ensuite de Chine en Angleterre en 1805. C'était déjà la variété à fleurs doubles (Kerria japonica "Pleniflora") que l'on rencontre encore  à l'heure actuelle dans la majorité des jardins

Egalement commercialisée, una autre variété à feullage panaché de blanc crème, c'est la variété japonica "Picta", moins vigoureuse (1 m à 1,5 m de hauteur) avec des fleurs jaunes mais simples.

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Le Kerria japonica de mon jardin : photo du 25 mars 2007.

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Pennisetum

Les pennisetums sont des plantes vivaces de la famille des graminées à l'apparence d'herbes sauvages dont la plupart sont originaires de régions plus chaudes que les nôtres.

Toutefois, certaines espèces, tel ce Pennisetum photographié dans un jardin de Knokke, en Belgique, rapporté d'Asie et d'Australie vers 1820 en Europe, ne souffre pas de nos climats plus froids.

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Pennisetum

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12 avril 2007

Le colchique

La visite des jardins en automne réserve parfois des surprises. On y voit parfois au ras du sol des fleurs qui, de loin, passent pour des crocus. Ce sont des colchiques... bien de chez nous !

C'est un classique de nos prairies en septembre, dont Colette disait : "il y a encore le colchique d'automne, vénéneuse veilleuse, qui empoisonne nos prairies de son mauve distingué". Maus pour le jardin, d'autres colchiques sont meilleurs, car leur foraison est plus groupé. Le plus prolifique d'entre eux semble être C. byzantinum.

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Le colchique

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Les colchiques

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violatres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières

Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

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Le coquelicot

Papaver rhoeas

Originaire d'Europe, d'Afrique du Nord et des régions tempérées d'Asie, le coquelicot a été introduit en Amérique du Nord et du Sud. Chez nous, il pousse dans les décombres, les terres arables, les friches, le long des chemins et dans les champs de céréales. Plante "messicole" (de "messis", moisson et "colo", j'habite), c'est-à-dire typique des cultures, elle ne supporte pas la concurrence des plantes vivaces et le milieu "fermé"des pelouses.

Le coquelicot est une "mauvaise herbe" qui appartient à la famille des Papavéracées. On la nomme également "pavot des champs", "pavot-rouge", "pavot-coq", "ponceau". La couleur rouge vermillon de ses pétales lui a valu sa dénomination tant elle rappelle la crête de coq ("coquelicot" est issu de "coquerico").

Le coquelicot a toujours été une herbe aimée. Les Assyriens l'appelaient "fille des champs", les Grecs "fleur d'Aphrodite". Quant aux Arméniens, ils racontent une ancienne légende aux enfants, en s'aidant d'une mise en scène ingénieuse : la corole retournée d'une fleur de coquelicot est ceinturé par sa tige (ou un fin brin d'herbe), les étamines noires couronnent la capsule dressée comme un petit visage, le tout devenant la petite poupée héroïne de l'histoire.

Au XVIIIe siècle, le dictionnaire de Trévoux (1704-1771) rapportait à la rubrique "pavot rouge" que "les fleurs de cette plante sont adoucissantes et propres pour faire cracher dans les fluxions de poitrine, dans le rhume et dans la toux sèche".

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Le coquelicot a été associé au XXe siècle, en particulier dans les pays du Commonwealt (Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande...) au souvenir des combattants, et tout spécialement des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale. Cette allégorie du coquelicot découle d'un poème datant du printemps 1915, écrit par le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui fut témoin de la terrible seconde bataille d'Ypres. Il s'intitule "In Flanders Fields" (""Au champ d'honneur"). Les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de bataille de la Somme et des Flandres, et leur couleur rouge est un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées. C'est une Française, Madame E. Guérin, qui proposa au maréchal britannique Douglas Haig, que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux gueules cassées. En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.

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Inn Flanders Field :

http://www.mil.be/vox/subject/index.asp?LAN=fr&ID=424&MENU=396&PAGE=3

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In Flanders Fields
By John McCrae

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
   

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La capucine...

2007___07___24_028Originaire du Pérou, elle est actuellement cultivée comme plante ornementale, décorative mais aussi alimentaire. Egalement dénommée "cresson du Mexique" ou "cresson du Pérou" à cause de ses grandes feuilles circulaires aux bords ondulés. La "capucine tubéreuse" se cultive dans les Andes depuis 8000 ans... où elle est considérée comme un désinfectant, un cicatrisant et un expectorant.

Elle appartient à la famille des Tropéolacées. Du grec tropaion signifiant "trophée", parce que l afleur et la feuille évoquent le casque et le bouclier composant les trophées dont on décore les mobuments. Son nom commun découle de ce que l'éperon de sa fleur est en forme de capuchon ou capuce de moine.

Photo : dans mon jardin (juillet 2007)

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La rose de Chine

Tout commence à Calcutta en 1789 quant un capitaine de vaisseau de la Compagnie des Indes Orientales découvre une rose inconnus dans un jardin. Celle-ci arrive en France 1798 et les jardiniers lui trouve un bien jolie couleur, encore inédite. Surtout, ils s'intéressent à sa très longue floraison qui dure de juin à l'automne. On exploite son patrimoine génétique pour obtenir des hybrides.

On sait aujourd'hui que cette "Rose du Bengale", botaniquement nommée "Rosa chinensis Semperflorens" est une variété de "Rosa chinensis Spontanea". Elle a donné l'étonnante qualité de "remontance" qui permet de fleurir tout l'été. Elle ouvrait la voie à une longue série d'introductions asiatiques qui bouleverseront le mondes roses. Toutes les variétés modernes lui sont peu ou prou redevables pour nombre de leurs qualités.

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Un "historique " de la rose :

http://hortiauray.com/historiquerose.htm

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